"Ce n’était pas avant 1973, année où nous avons commencé l’heure sainte quotidienne,que notre communauté s’est mise à croître et à fleurir"
(Mère Teresa)
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"En réponse à mon empressement à leur faire du bien,
les hommes n’ont que froideur et rebut...
Toi du moins, console-moi en suppléant à leur ingratitude...
Tu communieras tous les premiers vendredis du mois
et toutes les nuits du jeudi au vendredi,
je te ferai participer à cette tristesse si mortelle
que j’ai voulu porter au Jardin des Oliviers."
Jésus à sœur Marguerite-Marie
Qu’est-ce qu’une Heure Sainte ?
L’Heure Sainte consiste à passer, dans la nuit du jeudi au premier vendredi de chaque mois, une heure de prière uni au Christ dans le début de sa passion, c’est-à-dire au Jardin des Oliviers.
Sainte Marguerite-Marie rapporte qu’après lui avoir demandé de communier tous les premiers vendredis de chaque mois (à une époque où l’on ne communiait pour ainsi dire presque plus), Jésus lui dit :
" Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette tristesse mortelle que j’ai bien voulu souffrir au Jardin des Oliviers (...). Pour m’accompagner dans cette humble prière, que je présenterai alors à mon Père, parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi (...) pour adoucir en quelque façon l’amertume que je sentais de l’abandon de mes apôtres qui m’obligea à leur reprocher qu’ils n’avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure, tu feras ce que je t’enseignerai. "
Vie et œuvres de sainte Marguerite-Marie [1]
Nulle part, Jésus ne demande à d’autres que sainte Marguerite-Marie de s’associer à cette prière, mais rapidement, les Chrétiens ont eu la conviction que le désir de Jésus s’étendait à eux aussi. Elle a été encouragée par l’église, et le pape Pie XI, dans son encyclique Miserentissimus Redemptio, reconnaitra que l’Heure Sainte répond au désir de Jésus comme une pratique d’amour, de compassion et de réparation :
" Si l’angoisse de Jésus à Gethsémani est si forte, c’est qu’il perçoit que son sacrifice d’amour ne rencontrerait qu’indifférence et révolte de la part de tant d’êtres humains. En cette Heure, c’est la Tentation la plus redoutable, l’assaut ultime de l’Ennemi : faire croire à Jésus que son Oblation serait vaine. Dans la solitude amère du Jardin des Oliviers, le Seigneur, broyé par la souffrance, vit les paroles du psalmiste : "J’espérais la compassion, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvés"
(Ps 69,21)
Il s’agit donc en quelque façon de consoler le Cœur de Jésus en partageant l’angoisse de la solitude traversée à cette occasion, alors que se profile le drame de sa Passion et de sa Crucifixion. Il ne s’agit pas simplement d’un temps de prière personnelle. Il s’agit d’une prière structurée autour de la méditation du mystère de l’agonie du Christ, de sorte que nous soyons présents de cœur là même où les apôtres, accablés de fatigue, n’ont pu trouver la force de " veiller une heure " avec lui :
Là où l’Heure Sainte est vécue en paroisse, ou dans une communauté, le Saint-Sacrement est exposé. Mais elle peut aussi se vivre chez soi, en particulier comme en commun.
On prend un chant qui nous met en présence de Jésus.
On fait la lecture d’un des évangiles de l’Agonie de Jésus à Gethsémani. On peut le découper en trois ou quatre passages, entre lesquels on peut faire quinze à vingt minutes de méditation ; on peut éventuellement prendre un chant priant entre chaque intervalle.
a la fin de l’Heure, là où le Saint-Sacrement a été exposé, on le dépose. On peut alors terminer par une hymne en l’honneur de la Vierge Marie.
A Paray-le-Monial, cette Heure Sainte est introduite par une conférence le jeudi soir à 20h30 à la Chapelle des Apparitions. Elle est suivie d’une nuit de prière devant le Saint-Sacrement exposé à la Chapelle Saint-Jean.
Vous pouvez, si vous le désirez, vivre chez vous ou dans votre paroisse l’Heure Sainte en communion avec les pélerins de Paray.
Les Sanctuaires de Paray-le-Monial vous proposent de redécouvrir la puissance de la Consécration personnelle ou en famille au Cœur de Jésus.
Qu’est-ce que la consécration ?
Voir aussi : La consécration personnelle au Cœur de Jésus et
La consécration familiale au Cœur de Jésus
Consacrer une chose veut dire la " rendre sacrée " en la dédiant à Dieu. Se consacrer pour une personne veut dire s’offrir soi-même à Dieu dont on a reconnu l’amour infini pour nous, et manifester solennellement que notre désir de la sainteté ne pourra se réaliser que dans une réelle communion avec Lui.
Qui se sait aimé n’a plus de crainte puisque " l’amour parfait bannit la crainte " (1Jn 4,18). Cet amour nous est procuré particuliéèrement par les sacrements, qui constituent le premier lieu de consécration pour tout Chrétien. La consécration au Cœur de Jésus n’ajoute donc objectivement rien à la consécration sacramentelle qui commence avec le Baptême.
La Consécration au Cœur de Jésus ne s’avère pour autant pas inutile, ni dérisoire. Elle consiste d’une part en la manifestation d’une réelle prise de conscience de cet amour divin qui nous précède, et d’autre part en la réponse confiante et franche que nous pouvons lui donner dans la puissance de l’Esprit Saint.
Elle fait partie de ce que l’on nomme habituellement une dévotion, et l’histoire nous montre que de telles pratiques ont accompagné les grandes périodes de Renouveau qui ont jalonné la vie de l’Église, comme autant d’élans de ferveur dans lesquels les Chrétiens se sentaient poussés à redécouvrir l’appel de Dieu qui résonnait en eux.











